Galerie de cartes mentales l'École de Chicago et l'interaction sociale
La carte mentale de l'interaction scolaire et sociale de Chicago met l'accent sur la définition de l'Association différentielle. Le crime est censé apprendre par le contact avec des pairs criminels, et le délinquant adopte une identité criminelle, dont l'interprétation est de 9 façons. Les écoles de Chicago réagissent en conséquence, en mettant l'accent sur l'environnement de croissance des élèves et les relations sociales, en travaillant à la prévention du crime, en guidant les élèves vers une croissance saine et en favorisant le développement vertueux de l'école et de l'ordre social.
Modifié à 2022-03-20 15:59:46l'École de Chicago et l'interaction sociale
Association différentielle
Définition: Criminalité est apprise au contact de pairs délinquants
Le délinquant adopte une identité délinquante
Se fait en apprenant des nouvelles définitions ( de ce qui est acceptable ou pas) des éléments de son contexte sociale (par proximité avec pairs délinquants)
Les 9 facettes de son explication
Comportement criminel est appris
Comportement criminel est appris au contact de d'autres personne (communication ou exemple)
Appris a l'interieur d'un groupe restreint et rapproché
Apprentissage social = apprendre techniques et méthodes mais surtout buts, raisonnements et attitudes (par rapport à la criminalité)
Apprentissage de la reconnaissance des opportunités favorables ( street smart)
Délinquant= interprétation NÉGATIVE des règles (non-délinquants les voient de facon positives)
Associations différentielles varient en intensité, fréquence, durée et elles peuvent ètres modifiées
Formation obtenue (pro ou anti-crime) procède du même mécanisme d'apprentissage par l'exemple et le symbole
Les buts GÉNÉRAUX des individus ne sont pas une EXPLICATION du crime puisqu'ils ne différencient pas les délinquants des non-délinquants
Si délinquant adopte mode de vie et attitude, il adopte l'IDENTITÉ délinquante
Compatible avec désorganisation sociale
Désorganisation sociale: Multiplication de groupes délinquants = perte de confiance des résidents de la ville, prise de controle par les gangs et inefficacité de la police)
Explique l'écologie criminelle ( Certains quartiers prépondérance de criminalité ex: Montréal-Nord)
Méthodologie de l'École de Chicago
En quoi ca consiste
Travail sur le terrain, entrevues (journalistiques ou plus spécialisées), observations in situ
Comprendre l'expérience individuelle en tant que fondement de l'action
L'interactionnisme symbolique
Concepts explicatifs de la théorie
Concepts clé
Qu'est-ce qu'une personne?
Le "soi"
"je" : actif,créatif, individuel
"moi" : Ensemble de toutes les attitudes des autres face à ma personne et mes actions
Connaissance de soi
Somme de ce que nous nous souvenons avoir vécu et comment on y a réagit
Somme totale des contextes vécus est faible donc nous nous connaissons trés mal
On se connait seulement par rapport à notre contexte
pas de "moi" profond, vrai, authentique, individuel
Qu'est-ce qu'un symbole ?
Chose qui en représente ou remplace une autre. (mot, concept, son, expression du visage, posture)
Forme, nature et usage du symbole est déterminé par ceux qui le créent et utilisent
Donc CRÉATION
" Sociologie de l'esprit"
C'est en étudiant les interactions sociales qu'on peut saisir comment l'acteur réfléchit"
L'identité, la pensée et l'action sont localisées dans un contexte sociale
Placer le crime, le criminel, la victime et la réaction au crime dans le contexte culturel ou ils se manifestent
Forces ou tendance ont un effet et un contexte concret
Perspective Weberienne de compréhension
Appréhender l'effet du contexte sur les gens qu'on observe
Fondement sociologique
On se concentre sur le "moi"
Formé de manière dialogique (interaction avec les autres )
Donc c'est l' interaction sociale qui produit la conscience et pas le contraire
On apprend à nous mettre à la place des autres pour prévoir leurs réactions à nos actions
L'autre généralisé
Ensemble du groupe qui nous entoure
Bases
Les humains agissent en fonction de leur perception de la réalité
Nos interprétations subjectives de la réalités viennent de ce qu'on apprend des autres
Les humains ré-interprètent constamment leur propre comportement, ainsi que celui des autres, à l'aide de symboles et de définitions apprises
Fondements
Prend sa source dans théorie de l'étiquetage
Étiquetage selon Lemert
''self-fulfilling prophecy''
Trajectoire
Déviance primaire: petite délinquance occasionnel très étendue (pré-étiquetage), la plupart ne se font pas prendre
Certains se font attraper par les autorités (au sens large, pas juste appareil de justice) et se font identifier comme déviants
On commence à les traiter comme tel, ce qui engendre la déviance secondaire, directement causée par la réaction de l'entourage
Processus de stigmatisation une fois identifié comme déviant
1. On surveille l'individu de plus près
2. On ne le laisse plus participé à des activités normales
3. On le sépare d'autres jeunes non-délinquants pour éviter qu'il les ''contamine''
4. Se faisant, il ne lui reste plus qu'à fréquenter d'autres étiquetés comme lui
5. On l'accuse dès que quelque chose va mal
6. On le punit plus sévèrement que les autres
7. Il arrive à croire qu'il est vraiment différent des autres, puisqu'on le traite différemment
8. Il agit en conséquence
Étiquetage selon Tannenbaum
Étiquetage = nommer, c'est transformer
Ex: Dire qu'un jeune est irrécurpérable signifie de le rendre comme tel, le traiter comme tel, il s'adaptera à l'image
Étiologique (donc cause) de la déviance
Étiquetage selon Becker
Déviants = ''outsiders'', soit des personnes exclues du groupe dont ils faisaient parties
Selon lui, ce n'est pas l'acte ni les acteurs qui sont déviants, l'acte n'est pas défini et n'a aucune conséquence avant que le groupe l'identifie
La société crée des règles et les applique de facon arbitraire, créant ainsi les outsiders
Le criminologue doit donc s'interesser à l'organisation de la réponse sociale (car déviance en est le résultat)
Les règles sont décidés par les ''entrepreneurs de moral''
Les individus créent les règles en les appliquant, elles n'existent pas d'elle-même
La construction d'une panique morale
Fondement
On vient chercher un bouc émissaire qui va venir incarner un malaise social généralisé
Symbole de tout ce qui fait peur aux gens (crime, dépression existentielle, peur de l'avenir, manque de controle sur nos vies, insatisfaction des instances de controle, désenchantement face au gouvernement)
Ex: Karla Homolka contre la négotiation de sentence, Guy Turcotte contre la médicalisation de la criminalité, Clifford Olson contre les peines trop laxistes
Développement d'une panique morale
1. Stade précurseur: Quelques événements semblent annoncer quelque chose de grave
Sujets Secondaires
(émeute - événement rapporté dans la presse- on met sa sur jeunesse dangereuse- jeune dit que ca va se reproduire - analyste tentent d'expliquer-Médias rapportent de plus en plus d'histoires du genre- entrepreneurs moraux insiste pour qu'il y ait plus d'actions contre - chef de police demande augmentation de budget)
2. Stade de l'impact: Un certain nombre d'actions, plus ou moins organisées mais généralement individuelles, sont interprété comme un ''phénomène''
Il y a un ''biais d'interprétation''
3. Stade de la réaction: Présentation du 'bon'' et ''méchant'' à des spectateurs pour incarner des valeurs morales
Edwin Sutherland
Robert Park
Blumer en 1969
Mead en 1937
Stanley Cohen
Attention: il ne suffit pas de nommer quelqu'un '' déviant'' pour que le processus s'enclenche